Les raisons du débat public

jeudi 16 mars 2006
par  Comité de pilotage de l’Atelier citoyen

Le couloir rhodanien et son prolongement jusqu’à l’Espagne en Languedoc-Roussillon constituent un des axes majeurs de transport ferroviaire, fluvial et routier de notre pays. Pour le gouvernement, son bon fonctionnement est une condition nécessaire au développement de notre économie. Jusqu’ici, pour répondre à la demande croissante de mobilité et gérer les contraintes, la solution utilisée a été d’augmenter régulièrement l’offre de transport en construisant de nouvelles autoroutes ou des lignes ferroviaires à grande vitesse. Aujourd’hui, et plus encore demain, la politique à mettre en œuvre nécessite une réflexion approfondie. Car, même au-delà de la réalisation de toutes les infrastructures actuellement envisagées, la démographie, le tourisme, la croissance économique, la demande de mobilité vont probablement entraîner une augmentation régulière des déplacements dans la vallée du Rhône et vers l’Espagne. Cette situation aurait pour conséquences une plus grande congestion routière et, en dépit des progrès de la technologie, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que d’autres impacts environnementaux : polluants locaux, bruit, détérioration des paysages, de la biodiversité, du régime et de la qualité des eaux.

Constatant cette dégradation prévisible du fonctionnement des transports dans la vallée du Rhône et vers l’Espagne, le gouvernement a considéré qu’il était indispensable d’étudier toutes les orientations souhaitables pour améliorer la situation présente et à venir dans le respect des engagements internationaux de la France, notamment en matière de protection de l’environnement et de la santé. Le 27 mai 2005, le ministre de l’équipement, des transports, de l’aménagement du territoire, du tourisme et de la mer, le ministre de l’écologie et du développement durable et le secrétaire d’État aux transports et à la mer ont saisi la Commission nationale du débat public de cette problématique. Par décisions du 6 juillet 2005, la Commission nationale du débat public a décidé d’organiser un débat public sur la politique des transports dans la vallée du Rhône et l’arc languedocien, et a nommé M. Philippe Marzolf président de la Commission particulière du débat public.

Le débat public se déroule du 27 mars au 26 juillet 2006.

Avec ce débat public, le gouvernement entend être éclairé tant sur la perception du fonctionnement actuel et futur du système de transport que sur l’acceptabilité locale des différentes mesures susceptibles d’avoir un impact sur ce système de transport. Les réponses à ces questions lui permettront ensuite, en concertation avec les collectivités locales concernées, d’orienter les études futures à lancer sur les différents projets ou mesures envisageables, en tenant compte des enjeux de développement des territoires, de la préservation de l’environnement, du niveau de service aux usagers.


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